Voici un résumé de ma dernière semaine de cours (hum, hum) :
LUNDI : Démontage de gueule
MARDI : Epreuves écrite et plastique de mon concours à l'ESAM
[Puis] Démontage de gueule
MERCREDI : Démontage de gueule
JEUDI : Epreuve oral de mon concours à l'ESAM
[Puis] Démontage de gueule
Ceci étant (vite fait, bien) fait, passons à la journée de taré ultime, le grand, le magnifique, l'unique (roulements de tambours)...
VENDREDI !
La journée commence avec un moment d'humour mémorable. Il faut savoir que la veille, la mère de Pierre nous a dérobé notre assurance biture de la soirée (une bouteille de vodka) et nous l'a cachée dans l'appart'. Après 3/4 d'heure de galère pour la retrouver, elle nous la rend, mais en nous faisant promettre que la bouteille soit encore à moitié pleine le lendemain. Bien sûr, la bouteille on la tanne, et on la remplit d'eau à moitié, pour faire genre. Mais le lendemain, la mère se réveille, et recache la bouteille, pour nous faire encore péter un plomb, et part bosser. Nous quand on émerge, la bouteille est plus sur la table, on n'y fait pas gaffe. Mais quand sa mère revient, et toute glorieuse nous balance un «Alors, vous l'avez retrouvée ?», on se regarde Pierre et moi, on délire un bon coup et on lui avoue qu'elle n'a caché que de la flotte... bizarrement ça l'a fait moins rire, elle.
Enfin, finalement on se barre de Rombas, direction Pont-à-Mousson, et son Marquette, ancien bahut de Pierre, et lieu de pèlerinage pour alcolos, drogués et clodos. Bon, au début, l'ambiance y est pas du tout : temps de chiotte, rien à fumer, deux pauvres bouteilles de blanc et un pack de pisse. Mais le nombre de personnes augmentant, l'atmosphère se fait plus conviviale, et il arrête de pleuvoir. Petit passage à l'ED, avec Dam's et Pierre, et pétage de câble avec l'étiqueteuse à fruits et légumes : on pèse tout et n'importe quoi, mes collègues se foutent des étiquettes partout, et on tente même de trafiquer le code barre d'une bouteille de vodka en le remplaçant par un « 5¤ de raisins secs » (échec retentissant, mais excellent délire). Retour au groupe, picole puis,
Les meilleurs restant les derniers, il n'y a plus que nous deux au bout d'un moment. On s'achète des sandwichs, nettoie le bordel qu'on a fait, et direction la gare de Pont.
« Il est là dans 30 minutes.
-Cool, ça nous laisse un peu de temps pour faire la manche ! »
Après notre (très peu productive) demi-heure assis par terre, on se bouge vers Hagondange, avec comme but de reprendre le boulot. Mais voilà-t-il pas qu'on croise des gens (inconnus, bien sûr), Pierre tape la discut' et nous voilà en voiture vers le 412 de Marange. Après quelques bières, durant lesquels nos nouveaux potes nous parlent d'armes moyenâgeuses et de fabrication d'explosifs bon marché, on nous branche sur une opération commando mystérieuse. Comme on n'avait vraiment plus rien à perdre, on s'est dit pourquoi pas !
On repart en voiture sur Hagondange, vers un lieu secret. Après avoir découvert un lièvre crevé (depuis moins de 4 heures, nous indique notre collègue chasseur), on part à la recherche de l'esprit frappeur du coin. Apparemment, il y a quelques années, on clodo qui habitait dans un wagon de train désaffecté s'est fait cramer (et le wagon avec !) par quatre personnes mal intentionnées (et/ou complètement déchirées). Depuis, son fantôme hanterait les lieux, et tout, et tout. Pourtant, faut croire qu'on lui a salement foutu les boules, parce que même après plus de 15 minutes de camping dans un wagon à la con, on a rien vu. Demi-tour, donc, et on retrouve notre cher lièvre. Et là, c'est le drame. Pierre se sent d'humeur à faire peur aux pauvres automobilistes et, le lièvre à la main, la lumière glauque des lampadaires découpant sa silhouette dans l'obscurité, ses cheveux à la mode « petite fille qui sort de la télé The Ring », marche lentement sur la route en tirant une tronche de psycho aux conducteurs. Malheureusement, un semble ne pas apprécier, s'arrête, et, comme on suppose qu'il appelle les flics, on se barre.
On se fait ramener à Rombas, un peu de marche,on se pose dans la cuisine si familière, un peu de bouffe, la vodka qui nous a tant manqué en infiltration, des épisodes de South Park, et au dodo. Ce fut une grande journée. Une grande journée d'une grande semaine.
Image : elle date pas de cette semaine, mais on s'en tape, l'important c'est d'imaginer l'état d'esprit ^^