Mardi 29 juillet
Cette fois-ci, j'ai commencé à mon horaire « normal ». Vers 8h, je retrouve Sergio à la gare. Il me dit qu'il a encore des chiottes publiques à nettoyer, alors on continue sa ronde. En trente minutes, c'est réglé.
Puis direction je-ne-sais-plus-où, pour aller récupérer une autre camionnette ONET, pleine de poubelles (contenant entre autre des restes de nourriture datant d'une semaine...). Ensuite, on se dirige vers un centre de recyclage des déchets, où on largue nos 380kg de trucs recyclables (à la main ^^), puis vers une usine d'incinération des trucs pas recyclables. Les 220kg qui restaient à décharger, c'était la bouffe moisie. Alors ça coulait de partout, c'était bien crade... mais bon, ce fut la plus belle partie de la journée, et elle dura, trajets compris, presque trois heures.
(Si c'était la plus belle partie de la journée, c'est premièrement parce qu'on ne foutait quasiment rien. Mais il faut aussi préciser que Sergio, quand il roule, il est attentif aux jeunes femmes. Alors toutes les cinq cent mètres, j'avais droit à un « Ouh putain ! Matte moi celle-là ! », un « Bella ! Bellissima ! » ou à un « Et toi, t'as l'air pas mal... (la fille se lève de la barrière sur laquelle elle était assise) Oh, merde ! C'est pas bien Sergio, contrôle-toi, c'est un coup à aller en prison, ça ! » En effet, la charmante demoiselle devait avoir 16 ans à tout casser ^^)
Ce qui venait après était moins marrant. « On va nettoyer des vitres, tu t'y connais un peu en vitres ? ». Je lui dis que, bien sûr, je m'y connaissais (gros coup de bluff). Mais quand on est arrivés sur le lieu où on allait bosser, j'ai su que ça n'allait pas être si facile que ça...
La Fortis, une grosse banque luxembourgeoise. Leurs gentils employés ont droit à un « village-jardin », comme ils disent. J'ai pas vraiment vu le village, mais enfin. Le fait est qu'il était parcouru de longs chemins entourés de poutres sur lesquelles reposaient des plaques de verre, mais pas à l'horizontale, ce serait pas marrant. En gros, regardez le magnifique croquis ci-dessous que je vous ai fait sous Paint (désolé si ça vous pique les yeux).
D'abord, à l'aide d'une échelle, on monte les trois mètres. Mais quand on est en haut, faut faire gaffe où on met les pieds : marcher sur les vitres n'est pas une bonne idée, si on tient à la vie. Donc pour se déplacer, c'est déjà pas super facile, d'autant que les plaques sont inclinées d'environ 30° par rapport au niveau de la mer par temps calme. Pour nettoyer, c'est encore pire : on écarte les jambes et on pose ses pieds sur les bouts de bois qui délimitent les plaques (si vous avez bien suivi le schéma, leur largeur est de dix centimètres). Puis on se nique le dos aussi longtemps qu'on veut, tout en gardant les pieds sur le bois. Pour ma part, ça a duré cinq heures.